Le CNGA

- constate avec satisfaction que, par le versement d’une prime de 1 500 euros pour les nouveaux collègues et d’une autre de 500 euros pour ceux qui effectuent au moins 3 heures supplémentaires, le gouvernement reconnaît implicitement la forte baisse affectant, depuis des années, le pouvoir d’achat des enseignants ; il s’étonne toutefois que moins de 5% des enseignants se trouve partiellement dédommagés d’une baisse de pouvoir d’achat dont tous sont affectés ;

- rappelle que, quand même les HSA seraient un moyen de « gagner plus », leur répartition inégale rend aléatoire une éventuelle augmentation du pouvoir d’achat des collègues qui souhaiteraient en bénéficier. Il rappelle également que, pour d’autres collègues très nombreux, les HSA constituent une charge de travail supplémentaire insupportable ;

- s’alarme de ce que la suppression de postes effectuée cette rentrée sans la moindre étude préalable des spécificités locales, conduise à des situations hétérogènes, préjudiciables à la fois aux collègues et aux élèves ;

- reconnaît la nécessité d’une réforme du lycée et constate que certaines pistes envisagées par le Ministre semblent évoquer le projet CNGA de « bac par matières ». Cependant, il s’inquiète de ce qu’une réforme aussi importante soit initiée et menée dans l’urgence et redoute qu’elle ne vise davantage à provoquer des économies budgétaires qu’à améliorer l’efficacité des lycées et du baccalauréat.