Le CNGA salue la prouesse de communication du ministre de l’Education nationale : il semble bien que l’opinion commune a intégré que « les profs sont augmentés ».

Il rappelle
- que 170 000 enseignants dont le salaire est « revalorisé » sont loin de représenter un quart des enseignants (qui sont 860 000) ;
- que dès la prochaine rentrée, les néo-titulaires commenceront leur carrière une année plus tard que leurs aînés : une année supplémentaire sans rémunération, une année de plus pour accéder à la retraite ; et ils gagneront, en fait, en première année ce que gagnaient leurs prédécesseurs dès qu’ils étaient titularisés…
Opération blanche bien vendue !
- que les collègues actuellement aux 5ème et 6ème échelons bénéficieront, en fait de revalorisation, d’une aumône insultante ;
- que ceux qui sont au 7ème échelon et suivants n’auront rien, alors que beaucoup d’entre eux sont déjà, comme les futurs néo-titulaires, à «bac+5» ;
- que tous les professeurs, quel que soit leur échelon, voient leurs tâches se multiplier, leurs conditions de travail et de sécurité se dégrader ;

Enfin, le CNGA dénonce l’arnaque ministérielle sur le taux de rémunération des heures supplémentaires : désormais, elles ne seront plus indexées que sur la valeur du point d’indice. Aujourd’hui, elles bénéficient également des éventuelles augmentations indiciaires des 1er et dernier échelons. Pour augmenter les jeunes collègues, changer le mode de calcul d’heures supplémentaires de plus en plus nécessaires étant donné le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, salut l’artiste !