Le CNGA
n’est pas opposé au développement des différentes formes d’alternance comme autant de réponses à la diversité des aspirations des élèves à l’âge du collège ;
note néanmoins que l’apprentissage précoce soulève un certain nombre de difficultés concernant notamment :
- le statut de l’apprenti au sens strict du terme, qui suppose un contrat de travail,
- l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans et, désormais, l’acquisition du « socle commun » (encore à définir !),
- le choix du métier et le degré de maturité variant à 14 ans d’un jeune à un autre,
- la capacité des entreprises à accueillir et à former dans de bonnes conditions les apprentis précoces…

prend acte des mises au point des ministres de l’Education nationale et de l’Emploi, Gilles de Robien et Gérard Larcher, qui, lors de leur conférence de presse commune le 9 novembre, semblent avoir pris conscience des implications d’un apprentissage précoce en parlant de « préapprentissage » ou de « formule d’apprenti-junior à imaginer » ;

et, dans le cadre de la consultation syndicale annoncée, veillera à ce qu’en sortent des propositions ouvrant une voie supplémentaire de réussite.