Le CNGA
- s'étonne qu'on présente comme une solution d'avenir une vieille idée des années soixante, régulièrement ressortie des fonds de tiroirs du ministère,
- souligne que de nombreux professeurs du 2nd degré sont déjà polyvalents (Histoire-géographie-éducation civique, Français-latin-grec pour ceux de Lettres classiques, Physique-chimie...) ou enseignent une "discipline" qui recouvre en fait des spécialités très différentes (Sciences et Vie de la Terre, Génie civil, Economie-gestion...),
- rappelle que l'expérience a montré qu'il est très difficile d'assurer une formation égale et de maintenir ensuite la compétence initialement acquise dans une "deuxième" valence, considérée inévitablement comme "secondaire".

Le CNGA soutient par ailleurs
- que les élèves s'accommodent généralement très vite et très bien de la diversité des professeurs, et même l'apprécient, le professeur principal étant là pour assurer une coordination entre les membres de l'équipe pédagogique et étant l'interlocuteur désigné pour réagir aux situations qui concernent l'ensemble de la classe,
- qu'il est souhaitable, lorsque des professeurs ont pendant un temps un service incomplet, de leur attribuer des heures de soutien, d'aide aux élèves à portée pédagogique,
- qu'il est possible, lorsque des professeurs se trouvent durablement sans emploi faute d'élèves dans une discipline de proposer à certains une reconversion (véritable, avec formation) et de trouver des volontaires si les conditions en sont correctes.

Le CNGA estime enfin
- que des situations difficiles à gérer mais marginales (petits collèges dans des "zones rurales ou de montagne") ne doivent pas servir de prétexte à une redéfinition du service de l'ensemble des professeurs,
- que la "bivalence" érigée en principe porterait atteinte à la qualité de la formation "académique" des enseignants, laquelle est absolument nécessaire pour améliorer l'enseignement, y compris au niveau du collège.