La plupart des organisations membres du Conseil supérieur de l’Education (CSE) - dont CFE-CGC, FO, CFTC, SNALC, FCPE, UNL, FIDL... - ont refusé d'émarger et donc de siéger à la séance du CSE du 7 mars 2002 dont l'ordre du jour comportait, entre autres, l'examen de projets de textes concernant l'enseignement des langues régionales par "immersion". En conséquence, le quorum n'ayant pas été atteint, le CSE a été reporté au jeudi suivant 14 mars.

Sans être opposées à toute forme d'enseignement des langues régionales, mais refusant de se prononcer dans la précipitation, les susdites organisations ont signé et lu une déclaration commune : elles demandent le retrait de ces textes de l’ordre du jour du CSE tant que le Conseil d'Etat -qui avait déjà jugé les textes précédents anticonstitutionnels !- n'aura pas rendu son arrêt sur ces nouveaux textes.

Or ceux-ci sont rédigés dans le même esprit : le français serait considéré comme une langue seconde, "tolérée" en quelque sorte, après la langue régionale, dans les écoles et établissements publics qui choisiraient la méthode de "l'immersion" en langue régionale !